Moi, nostalgique, oh, mais qui le sut ?
Mon regard cadavérique, vous, vous l'avez vu ?
Suis-je parvenue à vous abuser de sorte que de rien, vous ne vous êtes aperçus ?
Personne ne le vit ni le perçut, mais qui l'aurait pu ?
Pas le moindre soupçon de chagrin dans mes expressions,
Qui auraient su témoigner d'une quelconque affliction,
Qui m'auraient trahie, me dévoilant sous mon vrai jour, nue.
Pas le moindre soupçon ? Était-ce mes paroles ?
Pourtant, mon chagrin, il était là,
Là, caché sous un masque impénétrable, non pas fait de carton, de ficelles et de colle,
Mais un masque de poudre blanche, de fard rose, rouge et mascara.
Ainsi, il illumine mon visage, lui redonnant l'air joyeux,
Sans vraiment me rendre harmonieux,
Telle une illusion de la joie continue,
Mais elle m'a été dérobée depuis des années, que je ne compte désormais plus...



